Un aperçu de l’utilisation de Facebook à #Madagascar

Le cabinet d’études marketing ATW Consultants a effectué ce mois-ci un mini-sondage en ligne sur ce qui pourrait être l’utilisation de Facebook à Madagascar. L’étude ne se veut pas, bien entendu, être totalement représentative de l’usage de ce réseau social à Madagascar vu la taille de l’échantillon et déterminer un profil sociologique complet de Facebook ainsi que son ancrage à Madagascar, mais nous indique quand même approximativement le profil et le comportement du Facebook-naute malgache…

240 utilisateurs de Facebook, malgaches et résidents, se sont administrés le questionnaire. Il en ressort principalement les résultats suivants :

  • Les utilisateurs les plus assidus sont les jeunes de moins de 25 ans (normal me diriez-vous !), les cadres intermédiaires (et non les cadres dirigeants qui auraient d’autres chats à fouetter ?) et les travailleurs indépendants.

 

Assiduité sur  Facebook à Madagascar

Crédit photo : ATW Consultants Madagascar

 

  • A Madagascar, on consulte davantage Facebook au bureau pendant les heures de travail (hormis la navigation sur mobile). 64% des personnes interrogées affirment accéder à Facebook pendant les heures de bureau.
  • Facebook reste un divertissement. Sans plus. Mais du temps perdu intelligemment…
  • Les sondés ont une préférence pour les pages humoristiques, les pages de vente en ligne (on en parle de ce foisonnement d’activités mercantiles sur Facebook ces derniers mois ici ) ou les pages liées à leur activité professionnelle.
Centre d'intérêt des utilisateurs de Facebook à Madagascar

Crédit photo : ATW Consultants Madagascar

 

  • La question de la confidentialité et de la sécurité des données partagées sur Facebook est décidément un problème universel. 56% des personnes interrogées affirment ne pas avoir confiance en Facebook pour ce qui est partage de données personnelles. Sans pour autant verser dans la paranoïa. 
  • Enfin, les sondés sont principalement sur Facebook en tant que consommateurs d’information (essentiellement, l’actualité de leurs amis).

Vous pouvez retrouver l’intégralité de cette étude sur le compte Facebook du cabinet ATW Consultants.

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Retour sur la table ronde « L’entrepreneur 2.0 : médias sociaux et e-réputation »

Salle comble pour la dernière (trentième ?) édition du Rendez-vous des entrepreneurs, jeudi dernier. Devant une assistance essentiellement composée de jeunes (des étudiants pour la plupart), le panel d’intervenants a passé en revue en deux (petites) heures l’essentiel des médias sociaux et des enjeux de la e-réputation.

Il fallait quand même s’y attendre, le terme « e-réputation » n’est pas très familier pour le public (j’imagine que c’est aussi le cas ailleurs, alors imaginez un peu à Madagascar !). Réseaux sociaux, oui ils connaissent (et encore, pour beaucoup cela résume à Facebook uniquement). « Réputation en ligne« , « identité numérique« , « stratégie de présence« , « référencement« , « SEA« … autant de vocables (barbares) nés des usages d’internet et qu’il a fallu donner un début d’éclairage. Approche basique pour bien se comprendre.

Une heure ne suffit pas pour parler des différentes utilisations des médias sociaux pour développer son activité et expliquer les enjeux de la gestion de sa e-réputation. Cela est d’autant moins évident lorsqu’on a quatre intervenants qui vont essayer d’explorer de long en large le domaine, chacun dans son domaine d’expertise.

Vue sur le panel de la table ronde

Ce que j’ai retenu de la table ronde

Primo, la table ronde a été une occasion pour la majorité des personnes qui composaient l’assistance de découvrir à quoi ressemble le web de nos jours, un écosystème de plus en plus complexe qui nécessite à la fois une approche systémique (les plateformes sont interconnectées et on arrive rapidement à la question d’identité numérique et des traces laissées sur la toile) mais aussi une analyse au cas par cas : le blog, le réseau social, les plateformes de microblogging, les plateformes de partage, les wikis, les services de géolocalisation, etc. Bref, finalement il n’y a pas que Facebook.

Deuxio, la table ronde a permis de mettre en évidence la nécessité d’une démarche réfléchie (un minimum de stratégie) pour communiquer et mener une action marketing sur le web qui commence par définir des objectifs clairs. A mon avis, la meilleure façon d’aborder aborder et illustrer la stratégie de présence sur les médias sociaux, il n’y a pas mieux que de parler de promotion de la marque personnelle (personal brand). Les différentes plateformes sociales permettent à chaque individu (et aux organisations) d’asseoir une identité, de se mettre en valeur (notoriété) et acquérir une meilleure perception par les autres (réputation).

Il faudra sélectionner les bons outils (ou canaux), utiliser les techniques adéquates (SMO couplé à du SEO classique ? SEA ? etc.), produire du contenu et/ou faire de la curation de contenu… Et on arrive à cette fameuse question du R.O.I. des médias sociaux. Là encore, on n’en est pas aux réponses toutes faites, vous constaterez par vous-même que chaque « spécialiste » en médias sociaux sur le web argumentera à sa façon

Dans sa présentation, Mbola Andrianatoandro de Blue2Purple s’est démarquée en se focalisant, elle, sur les solutions payantes (Google Adwords et les Facebook Ads). Ce n’est pas toujours facile de rentrer dans les détails des stratégies publicitaires à la disposition d’une marque sur le web, d’autant plus que le SEA est encore assez méconnu des Malgaches (le nombre d’annonceurs résidant à Madagascar est encore faible). Toujours est-il qu’il peut compléter le référencement naturel et combler le manque de visibilité d’une marque.

Tertio, j’ai remarqué qu’au fil des échanges avec le public, ils commencent à prendre le pouls des enjeux de la gestion de la réputation en ligne. Pour ne pas y aller par quatre chemins, le plus simple aura été de passer par des exemples concrets (un cas d’école : une société malgache de téléphonie est apparemment en train de se faire « descendre » par les internautes à Madagascar, je vous laisse découvrir laquelle). Sur ce point, pour gommer une mauvaise réputation, les intervenants sont d’accord que se donner une bonne image et s’adonner à des campagnes de démenti ne suffisent pas. Le problème de (mauvaise) réputation naît de l’écart trop flagrant entre l’image projetée par la marque et l’image  qui est perçue ainsi que les actions menées parallèlement aux messages publiés. Le mieux c’est de prévenir l’incident (et le bad buzz) et d’agir en amont : un bon système de veille et d’alertes… Sinon, lorsque l’incident se produit, on peut toujours recourir à plusieurs méthodes (à différents niveaux) pour s’attaquer à un problème de réputation entachée sur internet : contre-offensive, s’appuyer sur des relais d’influence, arsenal juridique, etc.

Stratégie social media

Et quarto, la table ronde a été une opportunité de (re)présenter le métier de community manager et le rôle central qu’il occupe pour gérer la communauté autour de la marque, gérer l’image de marque et veiller à la réputation en ligne de celle-ci. J’ai noté un certaine curiosité de la part d’une partie de l’assistance quant à ce (nouveau) métier. Il y a de quoi rester sur sa faim. Une raison de plus de programmer d’autres rendez-vous pour discuter des métiers liés aux médias sociaux…

Lien vers ma présentation : ici

Une série de forums pour discuter de la place de Madagascar au cœur de la révolution numérique

L’Institut Français de Madagascar (IFM) se penche sur l’impact des TIC et la révolution numérique sur Madagascar en organisant une série de trois forums à partir de ce mois de septembre. Une occasion de discuter et de débattre autour de l’évolution des nouvelles technologies à Madagascar, ainsi que de la place qu’elles occupent dans la société et le tissu économique malgaches.

Madadagascar au coeur de la révolution numérique

Le premier forum qui se tiendra le 28 septembre 2011 à 15h00 et axé sur le thème : « TIC : Une révolution planétaire, Madagascar dans un monde qui change », servira à planter le décor et situer le cas malgache dans la dynamique de la révolution numérique globale.

Destiné à un public plus large, il sera surtout question de discuter de l’impact des TIC sur la société et le quotidien des Malgaches, en partant de la présentation d’une enquête sociologique effectuée par des étudiants du département de sociologie de l’Université de Madagascar. S’en suivra un débat sur les mutations entraînées par les TIC sur la société. La discussion verra la participation de spécialistes français et malgaches des TIC mais aussi des blogueurs malgaches où il sera bien sûr question des réseaux sociaux à Madagascar et de la révolution apportée par les blogs

La discussion sera encadrée par des journalistes de la web-émission participative de RFI, L’Atelier des Médias, Ziad Maalouf et Simon Decreuze.

Le deuxième forum (26 octobre 2011) fera la part belle à l’économie numérique et dressera un état des lieux des enjeux économiques et financiers des TIC à Madagascar. Le dernier forum (30 novembre 2011) sera quant à lui tourné vers les formations au cœur du développement du numérique.

Plus d’infos sur le site de RFI.

Des statistiques sur les médias sociaux à #Madagascar

Cela fait un bon bout de temps déjà que je cherchais des chiffres sur l’utilisation des médias sociaux à Madagascar. Jusqu’à ce que je tombe récemment sur le nouveau compteur de StatCounter.

Et finalement voilà ce que ça donne pour Madagascar (analysant les données de ces 15 derniers mois):

Social Media Stats for Madagascar

Comme il fallait s’y attendre, Facebook ferait la course en tête en terme de trafic sur les plateformes communautaires à Madagascar. Et le « super réseau social » a apparemment de plus en plus la cote (je vous renvoie à mon post écrit l’année dernière sur les réseaux sociaux et Facebook à Madagascar).
En analysant ce même graphique, on ne peut que remarquer les pics réalisés par Twitter au cours du premier semestre 2009. Une période qui coïncide bien au paroxysme de la crise politique à Madagascar, qui a « consacré » cette plateforme de microblogging à Madagascar et a contribué à relayer les évènements au-delà des frontières du pays.
Et pour compléter le trio de tête, il est intéressant de voir les voir les chiffres réalisés par YouTube, surtout au cours de cette année 2010.

En tout cas, ces statistiques permettent déjà en partie de mieux cerner la dimension revêtue par les médias sociaux à Madagascar et les comparer à la tendance continentale voire mondiale. Des chiffres qui pourront peut-être déjà donner des pistes de réflexion pour ceux qui veulent buzzer via le web social à Madagascar.

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La publicité 2.0 ou comment faire sa promotion via les médias sociaux

Le web 2.0

Blogs, MySpace, Facebook, YouTube, LinkedIn, Twitter… La communauté des «deux-point- zéro-eurs» (une expression empruntée à un ami blogger ) s’aggrandit…

Depuis l’avènement des réseaux sociaux et autres plate-formes du web collaboratif et participatif (wikis, blogs, etc .), le marketer a trouvé par l’intermédiaire des nouveaux médias (encore de cela quelques années considérés comme une niche du web marketing) un canal de communication bien plus qu’efficace. Quoique, dans le monde de la promotion via le web 2.0, il vaille de dissocier les bannières publicitaires traditionnelles visibles dans les blogs et la publicité au travers des médias sociaux.

Le buzz via les réseaux sociaux et les blogs

Facebook , à lui tout seul représente plus de 200 millions d’utilisateurs (actifs ?). Certes, celui qui est sur Facebook n’a forcément pas besoin d’être bombardé intempestivement par des messages publicitaires, les sociétés publicitaires ont trouvé des moyens beaucoup plus subtils pour mettre l’internaute en contact avec le message sous la forme d’applications en tout genre (ah, ces fameuses applications !).

Donc, à chaque réseau, sa cible… et, par conséquent, son message. Quels merveilleux outils sont ces réseaux sociaux ! Le web 2.0 a inventé une nouvelle pratique de la publicité. Je dirais qu’un des points forts, sinon le point fort du web social, c’est la personnalisation du message. Pour un annonceur, les  principaux avantages sont :

– un ciblage très précis des annonces. En effet, les utilisateurs des réseaux sociaux saisissent toutes les informations les concernant et permettent d’afficher vos annonces uniquement à votre cible de clients. Ainsi, tout le monde peut s’improviser annonceur sur Facebook (encore Facebook, je sais, un vrai phénomène de société !), juste en quelques clics, en définissant précisément  la cible, et promouvoir sa marque, son produit, un événement … (via une fan page, un groupe, etc.) : on se rend alors compte que certains de nos contacts peuvent être catégorisés de véritables « spammers » lorsqu’on jette un coup d’œil à tous ces messages qui inondent notre boîte de réception sur Facebook!

– le buzz et le marketing viral : toucher fortement et rapidement un très large public. Les consommateurs sont très réceptifs à une information lorsqu’elle est relayée par une personne de leur entourage et la rediffusent rapidement à leurs proches grâce aux réseaux sociaux. Les réseaux sociaux représentent, aujourd’hui, le meilleur média pour relayer un buzz.

En restant toujours dans le domaine du buzz sur internet, il faut avouer que la plate-forme de microblogging  Twitter demeure le réseau social par excellence pour lancer et diffuser une campagne de buzz marketing . Largement plébiscité pour la veille la veille informationnelle et stratégique, on peut y choisir sa cible (ses followers), une communauté d’utilisateurs (geeks ?) professionnels et/ou leaders d’opinion, pour véhiculer son message et le leur faire relayer par la suite (via les retweets). Sans oublier que le premier outil de buzz sur internet ont été les blogs, ils n’en demeurent moins aujourd’hui.

Alors quelle publicité ?

Au-delà des réseaux sociaux (le populaire Facebook, les « professionnels» LinkedIn et Viadeo …), les réseaux communautaires interactifs (le très coté MySpace , le site de partage de vidéos YouTube affilié au géant Google, le français Dailymotion , le site de partage de photos Flickr affilié à Yahoo!, …), les outils participatifs ou wikis, les outils du social bookmarking (Delicious , Digg …), le blogging…, on a tendance a oublier que les widgets et autres applications représentent un élément non négligeable du web 2.0. Ils représentent près de 6% des investissements publicitaires dans les médias sociaux aux Etats-Unis, contre seulement 3% l’année passée (source : e-Marketer ).

Pour l’instant, ce sont les Américains qui sont les moteurs de cette croissance publicitaire via les réseaux sociaux. Toujours est-il, d’après une récente étude menée en 2008 par le cabinet Forrester Research sur la publicité via les médias sociaux, que la majorité des experts affirment que la  publicité par l’intermédiaire du web 2.0 se situe actuellement sur une courbe ascendante (source : e-Marketer ). De quoi rassurer les plus sceptiques…

Comme dans le monde réel, les modes sur le web changent et évoluent perpétuellement ; les technologies, comme les plate-formes, également, exigeant de l’entreprise publicitaire qui a décidé d’explorer ce filon une forte réactivité (et proactivité !) afin de comprendre comment en tirer profit. Une pression constante pèse sur les agences médias traditionnelles (offline ou online) qui doivent suivre et réagir à ces tendances. En effet, non seulement l’espace sur lequel elles travaillaient jusqu’à présent s’est métamorphosé au point d’être méconnaissable, mais leur audience s’est considérablement élargie et diversifiée sur le plan démographique. L’entreprise publicitaire la plus performante saura saisir les opportunités du web 2.0  tout en conjuguant avec les risques éventuels, en usant de la stratégie la plus adaptée.

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Communiquer en situation de crise – échos de la communauté numérique malgache

Personnes manifestant contre les émeutes et pillages à Madagascar

Alors qu’on est en ce moment en train de traverser une grave période de crise sociopolitique à Madagascar, je voudrais décrire la place occupée par les outils médias collaboratifs et participatifs dans l’exploitation des diverses informations concernant les troubles au pays.

Force est de constater que le web 2.0 est au cœur de l’actualité malgache. Personnellement, j’ai commencé à couvrir les évènements se déroulant à Madagascar sur Twitter alors que l’atmosphère politique locale commençait à être tendue. Les chiffres parlent d’elles-mêmes : en l’espace de 48 heures, depuis le début des émeutes à Antananarivo, près de 40 nouveaux suiveurs sur Twitter. Une communauté de Tweeterers se forme et la twittosphère malgache se mobilise pour assurer un maximum de couverture de l’évolution de l’agitation sur place. La forte affluence sur Twitter, avec des profils de suiveurs des plus variés (medias internationaux, diaspora malgache, ou simple citoyen du monde), témoignent le vif intérêt de la situation prévalant dans la grande île, étant donné que Madagascar a fait la une de l’actualité mondiale depuis ces dernières 78 heures.

La blogosphère malgache se mobilise également. Je félicite ainsi le travail des bloggeurs malgaches qui essaient de relayer les informations au pays. Une multitude de blogs gasy analysent parfaitement les agitations politiques à Madagascar, avec un rendu qui ferait pâlir certains professionnels de la presse internationale…

Grâce à l’avènement du web 2.0, on peut alors rester connecter avec les évènements en direct de Madagascar (une chose qui n’aurait pas encore été possible pour la couverture de la crise politique de 2002 à Madagascar). Les photos et vidéos prises en amateur (FlickR, YouTube…) abondent tellement que moi-même j’aurai tendance à m’y perdre…

Soulignons aussi le rôle prépondérant des réseaux sociaux, en particulier Facebook qui connait une croissance exponentielle au niveau de la communauté malgache au pays et dans sa diaspora (sujet d’un de mon dernier post), sans quoi les échanges d’informations sur la situation au pays seraient une tâche ardument difficile et la mobilisation de l’opinion quasiment inexistante (je fais allusion à tous ces groupes de convictions politiques ou apolitiques appelant à la mobilisation et la responsabilité de tout un chacun dans la résolution de la crise actuelle).

En un mot, les internautes malgaches commencent à prendre conscience de l’importance de ce média dans la transmission d’information, de son rôle afin d’alerter l’opinion publique et aider les décideurs dans leur prise de décision (il y a une certaine redondance je sais).

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SOCIAL NETWORKING

you've got a facebookC’est fou la manière dont les gens se sont appropriés les réseaux sociaux. Le phénomène Facebook en est l’exemple le plus récurrent. Fort de ses quelques 150 millions d’utilisateurs de par le monde et jouissant d’une forte popularité (surtout chez un public majoritairement jeune…), le virus Facebook  a, depuis un bon bout de temps déjà, traversé l’océan pour contaminé les internautes malgaches… Et même ceux qui étaient peu actifs on line ou les plus réticents à l’usage de la Toile ont finalement été convaincu de cet outil merveilleux qui leur permettait en même temps de retrouver de vieilles connaissances, de partager photos et vidéos, et surtout d’interagir avec eux… La question n’est plus « Qui est sur Facebook ici ? », mais « Qui n’est pas encore sur Facebook ? » !

Attention le virus est fortement contagieux. Et les Malgaches font partie de ces peuples qui ont une incroyable capacité d’appropriation de tout ce qui est nouvelle technologie, sans pour autant avoir le profil d’un geek. J’ai constaté moi-même la vitesse de propagation de Facebookmania: d’abord, c’est une personne qui est contaminée, puis elle transmet la « pathologie » à d’autres individus de son entourage (au moyen de ces invitations à tout va… ou tout simplement par le bouche-à-oreille) ; ces derniers auront découvert le plus de cet outil et vont servir de vecteurs de transmission de la maladie à d’autres. Et le réseau s’agrandit.

Les symptômes sont les mêmes : on passe une bonne partie de son temps au boulot en se connectant sur Facebook (excellente distraction en somme !!) ; à chaque occasion de se connecter, on se connecte (chez soi, au bureau, dans un cybercafé, sur son mobile, …) ; on trouve du plaisir à savoir ce que font les autres (du voyeurisme ?), à se perdre dans les dédales d’invitations (évènements, ajout d’un ami, etc.) ; bref, on apprécie le fait de tuer son temps en effectuant des tonnes de tests, en faisant le tour des groupes (aussi loufoques soient-ils parfois) ou en essayant une nouvelle application ludique.

Facebook, en tant qu’instrument participatif issu de la génération 2.0, peut être défini comme étant un excellent moyen de communication, voire de mobilisation, simple et rapide à utiliser. Un groupe de FBéens malgaches en ont fait récemment usage pour sensibiliser l’opinion publique et dénoncer une situation jugée déplorable, ou pour soutenir une cause…

Comment tirer profit du réseau ? Comme dans tout type de réseau (j’ai parlé jusqu’ici de Facebook mais cela est également valable pour de nombreux autres réseaux sociaux, mais également pour les réseaux « traditionnels »), le plus important est d’en tirer le maximum d’avantages (surtout sur le plan relationnel), tant dans le domaine personnel que professionnel… Le fait d’être googelisé est une magnifique chose car il permet de sortir de l’anonymat et de se mettre en valeur. Le personal branding ou le marketing personnel sur internet est une merveilleuse valeur ajoutée du social networking. Mais tout ça, c’est toute une autre histoire…

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