#Madagascar : Rendez-vous avec l’innovation technologique et l’usage du web en milieu professionnel

Un salon tout-en-un. La Foire Internationale de Madagascar (FIM) est le rendez-vous à ne pas manquer si vous êtes actuellement sur Tana jusqu’à la fin de la semaine.

La FIM 2012, qui commence aujourd’hui, en est à sa 7ème édition et la part belle a été faite cette année au secteur des nouvelles technologies. Pour preuve, Orange s’est « incrusté » dans la foire pour organiser le tout premier Orange Expo à Madagascar. En somme, plus de 1000m² d’espace dédié aux dernières innovations technologiques.

 

BarcampFIM 2012

 

Pour ce qui est des conférences, dans le cadre des rencontres économiques de la FIM 2012, le Malagasy i-Hub présentera ce vendredi à 11h30 une conférence où il sera question des différentes opportunités apportées par le web pour booster son activité professionnelle (« Tirer profit du web : Par quel bout s’y prendre ?« ), suivie d’un BarCamp à 15h00 « Barcamp FIM 2012 : Impact de l’utilisation des médias sociaux sur l’entreprise« .

Samedi matin, à 10h00, j’aurai l’occasion de co-animer un atelier d’initiation réservé au grand public et consacré aux réseaux sociaux dans le même salon. Bref, tout un programme !

Le programme complet des conférences est disponible sur le site de la FIM 2012.

Suivez les hashtags #FIM2012 , #barcampFIM12 ou encore #OrangeExpo sur Twitter.

Rendez-vous donc au Parc des Expositions Futura Andranomena.

Publicités

Retour sur la table ronde « L’entrepreneur 2.0 : médias sociaux et e-réputation »

Salle comble pour la dernière (trentième ?) édition du Rendez-vous des entrepreneurs, jeudi dernier. Devant une assistance essentiellement composée de jeunes (des étudiants pour la plupart), le panel d’intervenants a passé en revue en deux (petites) heures l’essentiel des médias sociaux et des enjeux de la e-réputation.

Il fallait quand même s’y attendre, le terme « e-réputation » n’est pas très familier pour le public (j’imagine que c’est aussi le cas ailleurs, alors imaginez un peu à Madagascar !). Réseaux sociaux, oui ils connaissent (et encore, pour beaucoup cela résume à Facebook uniquement). « Réputation en ligne« , « identité numérique« , « stratégie de présence« , « référencement« , « SEA« … autant de vocables (barbares) nés des usages d’internet et qu’il a fallu donner un début d’éclairage. Approche basique pour bien se comprendre.

Une heure ne suffit pas pour parler des différentes utilisations des médias sociaux pour développer son activité et expliquer les enjeux de la gestion de sa e-réputation. Cela est d’autant moins évident lorsqu’on a quatre intervenants qui vont essayer d’explorer de long en large le domaine, chacun dans son domaine d’expertise.

Vue sur le panel de la table ronde

Ce que j’ai retenu de la table ronde

Primo, la table ronde a été une occasion pour la majorité des personnes qui composaient l’assistance de découvrir à quoi ressemble le web de nos jours, un écosystème de plus en plus complexe qui nécessite à la fois une approche systémique (les plateformes sont interconnectées et on arrive rapidement à la question d’identité numérique et des traces laissées sur la toile) mais aussi une analyse au cas par cas : le blog, le réseau social, les plateformes de microblogging, les plateformes de partage, les wikis, les services de géolocalisation, etc. Bref, finalement il n’y a pas que Facebook.

Deuxio, la table ronde a permis de mettre en évidence la nécessité d’une démarche réfléchie (un minimum de stratégie) pour communiquer et mener une action marketing sur le web qui commence par définir des objectifs clairs. A mon avis, la meilleure façon d’aborder aborder et illustrer la stratégie de présence sur les médias sociaux, il n’y a pas mieux que de parler de promotion de la marque personnelle (personal brand). Les différentes plateformes sociales permettent à chaque individu (et aux organisations) d’asseoir une identité, de se mettre en valeur (notoriété) et acquérir une meilleure perception par les autres (réputation).

Il faudra sélectionner les bons outils (ou canaux), utiliser les techniques adéquates (SMO couplé à du SEO classique ? SEA ? etc.), produire du contenu et/ou faire de la curation de contenu… Et on arrive à cette fameuse question du R.O.I. des médias sociaux. Là encore, on n’en est pas aux réponses toutes faites, vous constaterez par vous-même que chaque « spécialiste » en médias sociaux sur le web argumentera à sa façon

Dans sa présentation, Mbola Andrianatoandro de Blue2Purple s’est démarquée en se focalisant, elle, sur les solutions payantes (Google Adwords et les Facebook Ads). Ce n’est pas toujours facile de rentrer dans les détails des stratégies publicitaires à la disposition d’une marque sur le web, d’autant plus que le SEA est encore assez méconnu des Malgaches (le nombre d’annonceurs résidant à Madagascar est encore faible). Toujours est-il qu’il peut compléter le référencement naturel et combler le manque de visibilité d’une marque.

Tertio, j’ai remarqué qu’au fil des échanges avec le public, ils commencent à prendre le pouls des enjeux de la gestion de la réputation en ligne. Pour ne pas y aller par quatre chemins, le plus simple aura été de passer par des exemples concrets (un cas d’école : une société malgache de téléphonie est apparemment en train de se faire « descendre » par les internautes à Madagascar, je vous laisse découvrir laquelle). Sur ce point, pour gommer une mauvaise réputation, les intervenants sont d’accord que se donner une bonne image et s’adonner à des campagnes de démenti ne suffisent pas. Le problème de (mauvaise) réputation naît de l’écart trop flagrant entre l’image projetée par la marque et l’image  qui est perçue ainsi que les actions menées parallèlement aux messages publiés. Le mieux c’est de prévenir l’incident (et le bad buzz) et d’agir en amont : un bon système de veille et d’alertes… Sinon, lorsque l’incident se produit, on peut toujours recourir à plusieurs méthodes (à différents niveaux) pour s’attaquer à un problème de réputation entachée sur internet : contre-offensive, s’appuyer sur des relais d’influence, arsenal juridique, etc.

Stratégie social media

Et quarto, la table ronde a été une opportunité de (re)présenter le métier de community manager et le rôle central qu’il occupe pour gérer la communauté autour de la marque, gérer l’image de marque et veiller à la réputation en ligne de celle-ci. J’ai noté un certaine curiosité de la part d’une partie de l’assistance quant à ce (nouveau) métier. Il y a de quoi rester sur sa faim. Une raison de plus de programmer d’autres rendez-vous pour discuter des métiers liés aux médias sociaux…

Lien vers ma présentation : ici

Conférence : « Entrepreneur 2.0 : e-réputation et réseaux sociaux »

Le Rendez-vous des entrepreneurs c’est avant tout un rendez-vous mensuel pour discuter de thématiques diverses autour de l’entrepreneuriat à Madagascar, où des spécialistes dans un domaine domaine particulier et/ou des entrepreneurs partagent et échangent avec un public constitué de professionnels et d’étudiants, et dont l’objectif est de diffuser la culture entrepreneuriale. Mais au-delà de la table ronde mensuelle, le Rendez-vous des entrepreneurs c’est aussi une plateforme de réseautage au service des entrepreneurs, TPE / PME et des futurs entrepreneurs (cf. le Club Entrepreneurs Etudiants).

Rendez-vous des entrepreneurs - Entrepreneur 2.0 : e-réputation et réseaux sociauxPour ce mois-ci, le Rendez-vous des entrepreneurs a décidé d'aborder le thème de l'entrepreneur 2.0 ou comment est-ce que le web social et les outils 2.0 peuvent aider l'entrepreneur dans ses activités ?

Pour ce mois-ci, le Rendez-vous des entrepreneurs a décidé d’aborder le thème de l’entrepreneur 2.0 ou comment est-ce que le web social et les outils 2.0 peuvent aider l’entrepreneur dans ses activités ?

Le web tel que nous le voyons actuellement est en perpétuel mouvement. L’écosystème (cf. le panorama des médias sociaux en 2012) s’enrichit constamment de nouveaux services qui confirment les tendances futures (géolocalisation, SoLoMo, etc.); les plus grandes plateformes sociales confirment leur statut et intègrent des fonctionnalités sociales encore plus étendues. Les spécialistes s’accorderont à dire qu’avoir une présence en ligne est un facteur clé de succès (à Madagascar c’est d’autant plus vrai dans certains secteurs d’activités de local business, le tourisme, etc. mais pas que…).

Quid de Madagascar dans tout ça ? Quels bénéfices peuvent en tirer les entrepreneurs et les marques malgaches des différentes interactions nées sur ces plateformes (networking, développement de la marque, SCRM, crowdfunding, RH 2.0, publicité, etc.), comment dialoguer avec sa communauté en ligne, comment développer une stratégie de présence cohérente sur le web (site web, blogs, réseaux sociaux, etc.), quid des questions de e-réputation? etc. Autant de questions qui seront discutées lors de la table ronde de ce jeudi 22 mars 2012 à 14h30 au CITE Ambatonakanga, à laquelle j’aurai l’honneur d’intervenir avec d’autres invités :

  • Jean-Marc Rolland (associé-fondateur  de sortiratana.com , membre du Malagasy i-Hub)
  • Hery Zo Rakotondramanana (spécialiste en local search marketing, blogueur sur madafan.com, également membre du Malagasy i-Hub)
  • Mbola Andrianatoandro (directeur de Blue2Purple Madagascar, une agence spécialisée dans les campagne SEA)

Inscription sur la page Facebook de l’évènement 

Une série de forums pour discuter de la place de Madagascar au cœur de la révolution numérique

L’Institut Français de Madagascar (IFM) se penche sur l’impact des TIC et la révolution numérique sur Madagascar en organisant une série de trois forums à partir de ce mois de septembre. Une occasion de discuter et de débattre autour de l’évolution des nouvelles technologies à Madagascar, ainsi que de la place qu’elles occupent dans la société et le tissu économique malgaches.

Madadagascar au coeur de la révolution numérique

Le premier forum qui se tiendra le 28 septembre 2011 à 15h00 et axé sur le thème : « TIC : Une révolution planétaire, Madagascar dans un monde qui change », servira à planter le décor et situer le cas malgache dans la dynamique de la révolution numérique globale.

Destiné à un public plus large, il sera surtout question de discuter de l’impact des TIC sur la société et le quotidien des Malgaches, en partant de la présentation d’une enquête sociologique effectuée par des étudiants du département de sociologie de l’Université de Madagascar. S’en suivra un débat sur les mutations entraînées par les TIC sur la société. La discussion verra la participation de spécialistes français et malgaches des TIC mais aussi des blogueurs malgaches où il sera bien sûr question des réseaux sociaux à Madagascar et de la révolution apportée par les blogs

La discussion sera encadrée par des journalistes de la web-émission participative de RFI, L’Atelier des Médias, Ziad Maalouf et Simon Decreuze.

Le deuxième forum (26 octobre 2011) fera la part belle à l’économie numérique et dressera un état des lieux des enjeux économiques et financiers des TIC à Madagascar. Le dernier forum (30 novembre 2011) sera quant à lui tourné vers les formations au cœur du développement du numérique.

Plus d’infos sur le site de RFI.

Malagasy i-Hub : Un hub au service des nouvelles technologies à Madagascar

Des initiatives comme Madagascar en a besoin. Le domaine des nouvelles technologies (NTIC) est un des secteurs qui a le plus progressé ces dernières années et demeure un des plus prometteurs pour les années à venir. Cependant, Madagascar est encore loin d’être un technopole de référence dans la région. Il y a encore du boulot…

Malagasy i-Hub

 

Malagasy i-Hub, un challenge, une ambition…

Malagasy i-Hub est née de l’initiative de quelques acteurs indépendants du web et des NTIC malagasy, blogueurs et activistes du web pour la plupart, mais aussi travailleurs indépendants dans le domaine des nouvelles technologies.

Mise sur pieds sous forme associative, Malagasy i-Hub surfe sur de grandes ambitions, dont la mission principale est de faire la promotion du numérique et des NTIC à Madagascar mais aussi de réduire la fameuse fracture numérique.

 

 

Coworking, plateforme web et promotion des NTIC à Madagascar

Pour la petite anecdote, le concept est né du souhait de disposer d’un lieu (physique) où les blogueurs malagasypourraient se rencontrer, échanger et s’adonner à leurs activités… Le concept a vite évolué vers l’espace de coworking dédié également aux travailleurs indépendantsfreelances et télétravailleurs dans les NTIC… Donc pourquoi ne pas suivre la tendance et doter Madagascar (Antananarivo) d’un espace de coworking où ces acteurs indépendants des nouvelles technologies pourraient s’épanouir ? 😉 D’ailleurs l’esprit du coworking colle parfaitement à celui du web 2.0 : le réseau et le collaboratif.

Malagasy i-Hub c’est aussi une présence en ligne pour toute l’actualité du hub et tout ce qui se rapporte aux NTIC à Madagascar, un lieu d’échanges virtuel entre membres et avec la communauté.

Enfin, fidèle à sa mission principale de faire la promotion des nouvelles technologies à Madagascar, le hub programme une série de rendez-vous ponctuels et des activités périodiques  telles que des formations, les Cafés Numériques, lesBarCamps, les « Blogging Tours », les Rencontres Annuelles du Numérique

 

 

Le projet est en train de décoller et les promoteurs de Malagasy i-Hub prévoient déjà dans les jours et semaines à venir ses premières activités, que vous pourrez découvrir bientôt sur le site du hub. En tout cas, je suis fier de faire partie de l’aventure Malagasy i-Hub 😉


Malagasy i-Hub sur Facebook

Malagasy i-Hub sur Twitter

 

 

 

 

 

 

 

#TEDxTana : T comme Technology

Certes, TEDx Antananarivo n’est pas un rendez-vous pour technophiles à proprement parler. Toutefois, il a permis de mettre en valeur une meilleure intégration des technologies (et des TIC en particulier) face à une problématique commune. Qui pourrait en être meilleur ambassadeur qu’ Erik Hersman, blogger sur Afrigadget (lequel nous donne une image positive du système D africain) et Whiteafrican (qui détaille le dynamisme de la technologie web et mobile en Afrique), cofondateur de la plateforme Ushahidi et initiateur d’un hub (iHub) à destination des acteurs des TIC au Kenya.

AfriGadget - Solving everyday problems with African ingenuity

Technologie

Car technologie et écologie ne sont pas forcément contradictoires. Illustration légèrement décalée mais tout aussi pertinente avec ‘Ndrianiaina « Tosoa » Mandrantosoa (Elsifaka) qui a présenté la possibilité de donner une seconde vie aux vieilles machines en les utilisant en tant que terminaux plus économes (Linux Terminal Server Project).

Recuperation pour LTSP

Audrey de Fondaumière a présenté une nouvelle plateforme communautaire et de sourcing sur internet, Youtaa, et qui aspire à être plus proche des populations africaines. Un mariage réussi entre un fort engagement entrepreneurial et le désir d’apporter une contribution à la promotion des entreprises du Sud. Aussi un modèle à suivre pour tous ceux qui souhaitent emprunter la même voie et créer leur startup dans ces « contrées sauvages »…

Youtaa

Technologies et industries vertes

ToughStuff met à disposition de la population à faible revenu une certain nombre de solutions basées sur l’énergie solaire. De l’énergie gratuite selon leur devise publicitaire en malgache « hazavana maimaimpoana. Et comme les images parlent mieux qu’un long discours, Andrew Tanswell nous a fait une démonstration de ces fameuses plaques solaires portatives en faisant marcher des appareils électriques à la seule énergie dégagée par la lumière…

Andrew Tanswell (ToughStuff)

L’enjeu du développement durable, Papmad l’a également compris. Faire le choix d’une entreprise écologique et citoyenne ne relève pas juste d’un slogan purement marketing car il faut être animé quelque part d’une conviction plus forte pour que le projet réussisse. Dans sa présentation, Miora Rajaonary a fait l’éloge des actions menées par Papmad, la seule entreprise de Madagascar et de l’Océan Indien qui fabrique des produits papetiers recyclés. Personnellement, je ne connais pas beaucoup d’entreprises de retraitement de déchets et de recyclage à Madagascar alors que ce ne sont pas les opportunités qui manquent. On ne peut que saluer l’initiative.

Papmad & the waste management

Retour sur #TEDxTana 2010

Ca y est le rideau est tombé sur cette 2ème édition de TEDx Antananarivo. Un après-midi riche en découvertes, sous le signe du partage, des idées innovatrices, de la créativité, de l’optimisme… TEDx Antananarivo a permis d’égayer une actualité récente assez tumultueuse.

TEDxTana "Time To Go Green"

Time to go green

J’avais déjà une certaine idée des conférences TEDx (après avoir visualisé certaines vidéos et photos ici et là), mais j’ai été quand même impressionné par le concept, tant sur la forme que sur le fond. TEDxTana 2010 a réuni une belle brochette d’orateurs de différentes nationalités et issus d’univers différents, le tout dans une atmosphère conviviale et décontractée. Rien à voir avec les présentations classiques qu’on a l’habitude de voir. Chaque speaker fait tout à tour son « one man show », tentant à sa manière d’attirer l’attention de l’auditoire. Leur point commun : leur optimisme et leur engagement qu’ils ont ou veulent partager à un plus grand nombre de personnes. La problématique environnementale était au coeur des discussions, mais cela n’a pas empêché d’autres formes d’idées d’émerger au profit de la communauté…

La proximité de l’évènement avec le monde des nouveaux médias est une des particularités de TEDx. TEDxTana s’est ouvert sur le monde. Il était possible de suivre l’évènement en livestream sur le site officiel et une équipe de bloggers s’affairaient pour le liveblogging et animer le hashtag #TEDxTana tout au long de l’après-midi jusqu’en début de soirée. TEDxTana pouvait ainsi bénéficier d’une audience plus élargie.

Je détaillerai dans une prochaine série de billets les temps forts de TEDx Antananarivo 2010. Mais on ne cessera de remercier toute les initiateurs du projet, l’équipe organisatrice et tous les partenaires de TEDxTana pour voir fait vivre le « Ideas Worth Spreading ».