Conférence : « Entrepreneur 2.0 : e-réputation et réseaux sociaux »

Le Rendez-vous des entrepreneurs c’est avant tout un rendez-vous mensuel pour discuter de thématiques diverses autour de l’entrepreneuriat à Madagascar, où des spécialistes dans un domaine domaine particulier et/ou des entrepreneurs partagent et échangent avec un public constitué de professionnels et d’étudiants, et dont l’objectif est de diffuser la culture entrepreneuriale. Mais au-delà de la table ronde mensuelle, le Rendez-vous des entrepreneurs c’est aussi une plateforme de réseautage au service des entrepreneurs, TPE / PME et des futurs entrepreneurs (cf. le Club Entrepreneurs Etudiants).

Rendez-vous des entrepreneurs - Entrepreneur 2.0 : e-réputation et réseaux sociauxPour ce mois-ci, le Rendez-vous des entrepreneurs a décidé d'aborder le thème de l'entrepreneur 2.0 ou comment est-ce que le web social et les outils 2.0 peuvent aider l'entrepreneur dans ses activités ?

Pour ce mois-ci, le Rendez-vous des entrepreneurs a décidé d’aborder le thème de l’entrepreneur 2.0 ou comment est-ce que le web social et les outils 2.0 peuvent aider l’entrepreneur dans ses activités ?

Le web tel que nous le voyons actuellement est en perpétuel mouvement. L’écosystème (cf. le panorama des médias sociaux en 2012) s’enrichit constamment de nouveaux services qui confirment les tendances futures (géolocalisation, SoLoMo, etc.); les plus grandes plateformes sociales confirment leur statut et intègrent des fonctionnalités sociales encore plus étendues. Les spécialistes s’accorderont à dire qu’avoir une présence en ligne est un facteur clé de succès (à Madagascar c’est d’autant plus vrai dans certains secteurs d’activités de local business, le tourisme, etc. mais pas que…).

Quid de Madagascar dans tout ça ? Quels bénéfices peuvent en tirer les entrepreneurs et les marques malgaches des différentes interactions nées sur ces plateformes (networking, développement de la marque, SCRM, crowdfunding, RH 2.0, publicité, etc.), comment dialoguer avec sa communauté en ligne, comment développer une stratégie de présence cohérente sur le web (site web, blogs, réseaux sociaux, etc.), quid des questions de e-réputation? etc. Autant de questions qui seront discutées lors de la table ronde de ce jeudi 22 mars 2012 à 14h30 au CITE Ambatonakanga, à laquelle j’aurai l’honneur d’intervenir avec d’autres invités :

  • Jean-Marc Rolland (associé-fondateur  de sortiratana.com , membre du Malagasy i-Hub)
  • Hery Zo Rakotondramanana (spécialiste en local search marketing, blogueur sur madafan.com, également membre du Malagasy i-Hub)
  • Mbola Andrianatoandro (directeur de Blue2Purple Madagascar, une agence spécialisée dans les campagne SEA)

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BarCamp Madagascar 2ème édition (04 Juillet 2009): Information collective à Madagascar

Un succès. C’est ainsi qu’on pourra résumer le dernier BarCamp qui s’est tenu le 04 Juillet dernier à l’hôtel Ivotel à Antananarivo (Madagascar). La thématique principale de cette 2ème édition a été : le crowdsourcing ou la création collaborative (citoyenne) de l’information en situation de crise… Il s’agissait de mon 1er BarCamp à Madagascar et je n’ai pas été déçu.
Ca fait toujours plaisir de retrouver la blogosphère malgache (et la twittosphère !) réunie autour des autres invités (des journalistes, un ancien ministre, etc.) pour parler de blogging, de réseau, de journalisme citoyen, des nouveaux médias… La crise malgache est passée par là et l’occasion est enfin venue d’en parler avec tous les acteurs qui ont fait vivre la crise 2009 à Madagascar via les blogs et les autres plates-formes du web.
J’ai particulièrement apprécié le témoignage des bloggers gasy (Avylavitra, Jentilisa, les bloggers de Foko Blog Club : Stéphane aka Pakysse, Andry aka The Cyber Observer de Tana, Patrick de Toamasina, Jaona de Fianarantsoa, Gaétan d’Antsirabe…) qui ont assuré (à leurs risques et périls) la couverture de la crise politique à Madagascar. Chacun a fait part des difficultés et obstacles auxquels les journalistes citoyens sont confrontés : les menaces de mort, les prises de photo dans des conditions plus que périlleuses, les mésaventures avec les militaires, etc. Bref, bloguer en temps de crise, ça n’est pas une mince affaire, et les bloggers malgaches en savent quelque chose. Malgré tout, je salue ici le courage de ces « héros de l’information »…
J’ai découvert la plupart d’entre eux alors que moi-même je rapportais les faits essentiellement sur Twitter (HeryZo aka saveoursmile, un twitterer de la 1ère heure durant la crise, aura été un des plus actifs sur Twitter avec le fameux hashtag #madagascar) ou sur mon blog.
Cette 2ème édition de BarCamp Madagascar a été bien sûr l’occasion de présenter les outils du crowdsourcing. Harinjaka s’est proposé d’exposer la plate-forme Ushahidi ; Chris et Afick ont présenté le projet de radio communautaire dans le Nord de l’Ile avec l’appui de radioactive et BBC… Thierry Andriamirado @tandriamirado s’est quant à lui chargé de donner une présentation sommaire du web2 et des réseaux sociaux, notamment Facebook, Twitter et Friendfeed, et leurs rôles en tant que médias citoyens.
Un des meilleurs moments de ce BarCamp aura été l’intervention de Claire Ulrich (de Global Voices en Français). Elle a mis en exergue le rôle des blogs et des médias citoyens dans la couverture d’une crise, les risques auxquels peuvent être confrontés les bloggers (notamment la censure sur internet). J’aurai surtout retenu deux points essentiels de son intervention : le blogger se doit avant tout de connaître les textes dans son pays afin de ne pas enfreindre la législation et de se retrouver confronté nez-à-nez à certains problèmes (le journaliste citoyen est beaucoup plus exposé aux risques que quiconque, il ne doit pas prendre de risques inutiles) ; mais Claire a surtout mis l’accent sur la collaboration qui doit exister entre bloggers d’une part et les journalistes issus des médias traditionnels d’autre part, leur complémentarité n’étant plus à démontrer. Un message fort comme qui dirait, et qui va aussi à l’attention de tous ceux et celles qui aspirent un jour à bloguer… même en situation de crise.
En tout cas, un grand merci à Lova Rakotomalala pour cette deuxième édition de BarCamp Madagascar, un BarCamp très constructif qui a pu mettre en valeur la place des nouveaux médias dans le tissu médiatique local et leur importance dans la construction de l’information en temps de crise. Chapeau également à toute l’équipe de Foko, toujours aussi active. Le rendez-vous est pris à la 3ème édition.

Photo de groupe (par r1lita)

Photo de groupe (par r1lita)

La publicité 2.0 ou comment faire sa promotion via les médias sociaux

Le web 2.0

Blogs, MySpace, Facebook, YouTube, LinkedIn, Twitter… La communauté des «deux-point- zéro-eurs» (une expression empruntée à un ami blogger ) s’aggrandit…

Depuis l’avènement des réseaux sociaux et autres plate-formes du web collaboratif et participatif (wikis, blogs, etc .), le marketer a trouvé par l’intermédiaire des nouveaux médias (encore de cela quelques années considérés comme une niche du web marketing) un canal de communication bien plus qu’efficace. Quoique, dans le monde de la promotion via le web 2.0, il vaille de dissocier les bannières publicitaires traditionnelles visibles dans les blogs et la publicité au travers des médias sociaux.

Le buzz via les réseaux sociaux et les blogs

Facebook , à lui tout seul représente plus de 200 millions d’utilisateurs (actifs ?). Certes, celui qui est sur Facebook n’a forcément pas besoin d’être bombardé intempestivement par des messages publicitaires, les sociétés publicitaires ont trouvé des moyens beaucoup plus subtils pour mettre l’internaute en contact avec le message sous la forme d’applications en tout genre (ah, ces fameuses applications !).

Donc, à chaque réseau, sa cible… et, par conséquent, son message. Quels merveilleux outils sont ces réseaux sociaux ! Le web 2.0 a inventé une nouvelle pratique de la publicité. Je dirais qu’un des points forts, sinon le point fort du web social, c’est la personnalisation du message. Pour un annonceur, les  principaux avantages sont :

– un ciblage très précis des annonces. En effet, les utilisateurs des réseaux sociaux saisissent toutes les informations les concernant et permettent d’afficher vos annonces uniquement à votre cible de clients. Ainsi, tout le monde peut s’improviser annonceur sur Facebook (encore Facebook, je sais, un vrai phénomène de société !), juste en quelques clics, en définissant précisément  la cible, et promouvoir sa marque, son produit, un événement … (via une fan page, un groupe, etc.) : on se rend alors compte que certains de nos contacts peuvent être catégorisés de véritables « spammers » lorsqu’on jette un coup d’œil à tous ces messages qui inondent notre boîte de réception sur Facebook!

– le buzz et le marketing viral : toucher fortement et rapidement un très large public. Les consommateurs sont très réceptifs à une information lorsqu’elle est relayée par une personne de leur entourage et la rediffusent rapidement à leurs proches grâce aux réseaux sociaux. Les réseaux sociaux représentent, aujourd’hui, le meilleur média pour relayer un buzz.

En restant toujours dans le domaine du buzz sur internet, il faut avouer que la plate-forme de microblogging  Twitter demeure le réseau social par excellence pour lancer et diffuser une campagne de buzz marketing . Largement plébiscité pour la veille la veille informationnelle et stratégique, on peut y choisir sa cible (ses followers), une communauté d’utilisateurs (geeks ?) professionnels et/ou leaders d’opinion, pour véhiculer son message et le leur faire relayer par la suite (via les retweets). Sans oublier que le premier outil de buzz sur internet ont été les blogs, ils n’en demeurent moins aujourd’hui.

Alors quelle publicité ?

Au-delà des réseaux sociaux (le populaire Facebook, les « professionnels» LinkedIn et Viadeo …), les réseaux communautaires interactifs (le très coté MySpace , le site de partage de vidéos YouTube affilié au géant Google, le français Dailymotion , le site de partage de photos Flickr affilié à Yahoo!, …), les outils participatifs ou wikis, les outils du social bookmarking (Delicious , Digg …), le blogging…, on a tendance a oublier que les widgets et autres applications représentent un élément non négligeable du web 2.0. Ils représentent près de 6% des investissements publicitaires dans les médias sociaux aux Etats-Unis, contre seulement 3% l’année passée (source : e-Marketer ).

Pour l’instant, ce sont les Américains qui sont les moteurs de cette croissance publicitaire via les réseaux sociaux. Toujours est-il, d’après une récente étude menée en 2008 par le cabinet Forrester Research sur la publicité via les médias sociaux, que la majorité des experts affirment que la  publicité par l’intermédiaire du web 2.0 se situe actuellement sur une courbe ascendante (source : e-Marketer ). De quoi rassurer les plus sceptiques…

Comme dans le monde réel, les modes sur le web changent et évoluent perpétuellement ; les technologies, comme les plate-formes, également, exigeant de l’entreprise publicitaire qui a décidé d’explorer ce filon une forte réactivité (et proactivité !) afin de comprendre comment en tirer profit. Une pression constante pèse sur les agences médias traditionnelles (offline ou online) qui doivent suivre et réagir à ces tendances. En effet, non seulement l’espace sur lequel elles travaillaient jusqu’à présent s’est métamorphosé au point d’être méconnaissable, mais leur audience s’est considérablement élargie et diversifiée sur le plan démographique. L’entreprise publicitaire la plus performante saura saisir les opportunités du web 2.0  tout en conjuguant avec les risques éventuels, en usant de la stratégie la plus adaptée.

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Chronique d’un twitterer-blogger à Madagascar en situation de crise

J’ai pu lire de nombreux posts déjà sur le rôle des médias sociaux dans l’information sur la crise politique à Madagascar. Faisant suite à mon billet précédent, je voudrais mettre l’accent ici sur la tâche, ô combien difficile, du journaliste citoyen à Madagascar… Mobile et appareil photo en main, personnellement, je ne rate pas de témoigner des troubles qui secouent Antananarivo depuis environ trois mois sur Twitter. Sur le terrain, il faut constamment veiller à sa sécurité, se mettant à l’abri des balles, évitant les coups de grenades et les émeutes (la foule qui te rentre dedans), mais aussi des profiteurs qui n’hésitent pas à profiter d’un moment de confusion pour te vider les poches… Aussi faut-il éviter de photographier certaines personnes au risque d’essuyer une virulente protestation de leur part… Ma foi, à la différence du journaliste classique (notons que pour eux, tout n’a pas été un long fleuve tranquille non plus !) qui bénéficie d’un encadrement particulier près des forces de l’ordre, le journaliste citoyen doit redoubler de vigilance. Je propose ainsi un extrait (la liste n’est pas exhaustive, vous pourrez m’aider à la rallonger) de ce qui pourrait être le manuel du journaliste citoyen à Madagascar (valable essentiellement à Antananarivo) :

1 – il ne faut éviter jamais y aller tout seul, ou du moins, il faut avertir des proches ou d’autres bloggers de l’endroit où on est : toujours avoir un contact direct à appeler en cas de pépin… (Merci à Lova pour les consignes ;)) ;

2 – il faut faire extrêmement attention quand il faut prendre des photos ou filmer : éviter de se faire surprendre en filmant ou en prenant les militaires (terme générique pour désigner les forces de l’ordre, en général) en photos (j’en avais fait moi moi-même les frais !), éviter également de shooter une certaine catégorie d’individus très susceptibles aux appareils photos et aux caméras ;

3 – il faut éviter de trop se fondre dans la foule (j’ai fait l’expérience de me fondre dans un des deux camps protagonistes au moment des affrontements, mais je me suis rendu compte que j’avais fait forcément le mauvais choix quand j’ai vu les militaires charger dans notre direction) ;

4 – mais il faut également éviter de se mettre entre deux feux au risque de recevoir des projectiles (ce n’est pas la meilleure solution, croyez moi) ;

5 – il faut choisir un bon poste d’observation (fixe), à l’abri des agitations – néanmoins, il faut toujours chercher une issue de secours au cas où la situation dégénère ;

6 – si le journaliste citoyen est mobile, il est préférable qu’il se mette légèrement à l’écart des affrontements (entre civils ou avec les militaires) ;

7 – il faut faire attention à ne pas se faire agresser par les voleurs à la tire et autres individus malintentionnés ;

8 – et surtout avoir de bonnes jambes pour s’éclipser quand la situation ne s’y prête plus…

Rendant hommage à toute la communauté de twitterers-bloggers de Madagascar, bravo, vous faîtes tous du bon travail, mais faîtes bien attention à vous. On ne vit qu’une fois…

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Communiquer en situation de crise – échos de la communauté numérique malgache

Personnes manifestant contre les émeutes et pillages à Madagascar

Alors qu’on est en ce moment en train de traverser une grave période de crise sociopolitique à Madagascar, je voudrais décrire la place occupée par les outils médias collaboratifs et participatifs dans l’exploitation des diverses informations concernant les troubles au pays.

Force est de constater que le web 2.0 est au cœur de l’actualité malgache. Personnellement, j’ai commencé à couvrir les évènements se déroulant à Madagascar sur Twitter alors que l’atmosphère politique locale commençait à être tendue. Les chiffres parlent d’elles-mêmes : en l’espace de 48 heures, depuis le début des émeutes à Antananarivo, près de 40 nouveaux suiveurs sur Twitter. Une communauté de Tweeterers se forme et la twittosphère malgache se mobilise pour assurer un maximum de couverture de l’évolution de l’agitation sur place. La forte affluence sur Twitter, avec des profils de suiveurs des plus variés (medias internationaux, diaspora malgache, ou simple citoyen du monde), témoignent le vif intérêt de la situation prévalant dans la grande île, étant donné que Madagascar a fait la une de l’actualité mondiale depuis ces dernières 78 heures.

La blogosphère malgache se mobilise également. Je félicite ainsi le travail des bloggeurs malgaches qui essaient de relayer les informations au pays. Une multitude de blogs gasy analysent parfaitement les agitations politiques à Madagascar, avec un rendu qui ferait pâlir certains professionnels de la presse internationale…

Grâce à l’avènement du web 2.0, on peut alors rester connecter avec les évènements en direct de Madagascar (une chose qui n’aurait pas encore été possible pour la couverture de la crise politique de 2002 à Madagascar). Les photos et vidéos prises en amateur (FlickR, YouTube…) abondent tellement que moi-même j’aurai tendance à m’y perdre…

Soulignons aussi le rôle prépondérant des réseaux sociaux, en particulier Facebook qui connait une croissance exponentielle au niveau de la communauté malgache au pays et dans sa diaspora (sujet d’un de mon dernier post), sans quoi les échanges d’informations sur la situation au pays seraient une tâche ardument difficile et la mobilisation de l’opinion quasiment inexistante (je fais allusion à tous ces groupes de convictions politiques ou apolitiques appelant à la mobilisation et la responsabilité de tout un chacun dans la résolution de la crise actuelle).

En un mot, les internautes malgaches commencent à prendre conscience de l’importance de ce média dans la transmission d’information, de son rôle afin d’alerter l’opinion publique et aider les décideurs dans leur prise de décision (il y a une certaine redondance je sais).

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