#Madagascar TIC : Les salons se suivent… et se ressemblent?

novembre 15, 2009

Le salon dédié aux nouvelles technologies de l’information et de la communication EBit 13, qui ferme ses portes aujourd’hui au Palais des Sports Mahamasina (Antananarivo), nous livre ses premières conclusions.

Le secteur des nouvelles technologies a été reconnue comme étant un des secteurs les plus dynamiques de la première décennie de ce siècle à Madagascar, et beaucoup ont affirmé que ce secteur aura été un des rares à ne pas avoir été durement affecté par la crise qui a secoué de plein fouet le pays cette année.

Surement pour témoigner du dynamisme ambiant, les acteurs des TIC à Madagascar ont tenu à mettre en exergue les évolutions du secteur et ainsi contribuer à la relance de l’économie nationale.

Il y a eu d’abord le Salon International de l’Innovation et des Technologies (SIIT) qui s’est tenu au mois de septembre dernier au Parc des Expositions Futura Andranomena. Les grandes vedettes du salon étaient comme d’habitude les opérateurs locaux en téléphonie. Auxquelles se sont joint des FAI, des entreprises spécialisées dans le « off-shoring informatique », des sociétés spécialisées dans la gestion des réseaux, distributeurs de logiciels, hébergeurs de sites web et autres prestataires de services TIC… Malheureusement, je n’ai pas personnellement pu lire les appréciations de l’évènement à travers la presse ou de la part des organisateurs, afin d’évaluer les retombées du salon (qui je présume sont plutôt positives pour les participants).

On arrive ensuite à un autre Salon, qui contrairement à son « cousin », en est actuellement déjà à sa 13ème édition. Initié à ses débuts par les opérateurs du secteur (alors naissant !) des TIC, EBit a su au fil des ans regrouper les acteurs dudit secteur et leur proposer un espace afin qu’ils puissent faire connaître leurs offres aux professionnels et au grand public…

Les points forts du salon :

-          La renommée du salon (en tant que précurseur des salons consacrés aux nouvelles technologies à Madagascar)

-          La part belle est donnée aussi bien aux professionnels (BToB) mais également aux particuliers, et notamment une journée entièrement dédiée aux jeunes et étudiants, qui, tout le monde s’accordera à le dire, sont avant tout les tous premiers geeks! (BToC)

Les critiques :

Je serais tenté d’exposer ici des déceptions de cette 13ème édition.

Les premières impressions enregistrées ici et là à la suite de Ebit Business sont beaucoup moins élogieuses sans pour autant être inquiétantes : le secteur (ou le salon ?) présenterait ainsi des signes d’essoufflement…

Finalement d’innovation, il n’y en a réellement pas eu. Hormis Windows 7 qui a été présenté pendant le salon (lequel n’est plus vraiment une nouveauté…), le buzz créé autour du fameux câble sous-marin LION, porteur d’espoir pour toute une filière, mais également pour une économie toute entière, a suscité un intérêt sans précédent pour ce salon (il faut aussi noter qu’Orange Madagascar était la grande vedette de ce salon !). Il a fallu persévérer pour soutirer quelques infos sur les fameuses (futures) offres (officieuses !) découlant de l’utilisation de la fibre optique chez Orange : en gros, le haut débit ne serait effectif que vers la fin du mois de décembre (voire en janvier ?), en incitant d’ores et déjà la clientèle à acheter leur clé 3G+, lequel serait remboursé dès que le câble sera opérationnel sur Antananarivo. Hum…

Sinon, côté participants, on retrouve à peu près les mêmes enseignes… Bref, La partie Ebit Show ressemblait plus à une délocalisation des boutiques spécialisées matériels TIC et à un évènement pour divertir les enfants / ados ou de détente pour la famille (une réussite sur ce point avec une affluence importante lors de la journée réservée aux étudiants)…

Tout en voulant rester optimiste et ne pas rejoindre l’opinion d’un opérateur du secteur qui prédirait le déclin imminent du salon, je reste confiant pour que les organisateurs feront preuve de plus de créativité afin que l’innovation soit toujours au rendez-vous pour les prochaines éditions, pour le bonheur de tout le monde.

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ECHOS DE LA BLOGOSPHERE MALAGASY: Best Of Malagasy Blogs

octobre 24, 2009

La crise politique à Madagascar cette année aura été positive sur un point: le nombre de bloggers et utilisateurs des médias sociaux s’est accru de manière exponentielle (cf. l’article de la BBC).
L’année dernière encore, j’avais découvert une poignée (d’irréductibles) bloggers et twitterers… Ils sont bien sûr toujours aussi présents mais entre temps, j’ai également assisté à l’émergence de nombreux nouveaux bloggers, aussi grâce à l’appui et au dynamisme de FOKO – Madagascar aussi aidant. Je dirais que l’année 2009, elle est n’est pas encore terminée je sais, aura été une année du boom de la blogosphère locale.
« Votez pour votre meilleur blog ». L’initiative est louable. C’est justement dans l’esprit de promouvoir la vitalité des bloggers malgaches, deux ans près la précédente édition, qu’a été créé le Best Of Malagasy Blogs édition 2009 (BOMBS09) ou le Concours des Meilleurs Blogs Malgaches 2009. Il s’agit d’un concours destiné à récompenser les blogs et bloggers malgaches pour leur activisme dans diverses catégories ; mais à mon avis, il s’agit surtout d’un tremplin pour les jeunes bloggers de faire connaître leur blog au grand public.
Les différentes catégories :
- « Mpivoy Gasy » (online activism) : les blogs activistes pour une cause en faveur de Madagascar
- « Kolo Gasy » (culture): les blogs qui font la part belle de la thématique culturelle malgache
- « Vita Gasy » (lifestyle) : les blogs qui font découvrir les mutliples aspects de la société malgache
- « Teny Gasy » (Malagasy language) : les blogs rédigés en langue malgache
- « Tanora Gasy » (Youth) : les blogs qui mettront l’accent dur la jeunesse locale
Un prix Coup de Cœur sera décerné au blog de la liste des nominés qui aura reçu le plus de votes lors de la phase finale.
Bref, bloggers de tous horizons, internautes malgaches, internautes tout court, soumettez votre blog préféré jusqu’au 29 novembre 2009 et buzzez l’évènement !

Les détails du concours et votez sur : http://www.bestofmalagasyblogs.com
Rejoignez l’évènement sur Facebook et sur Twitter.

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BarCamp Madagascar 2ème édition (04 Juillet 2009): Information collective à Madagascar

juillet 7, 2009

Un succès. C’est ainsi qu’on pourra résumer le dernier BarCamp qui s’est tenu le 04 Juillet dernier à l’hôtel Ivotel à Antananarivo (Madagascar). La thématique principale de cette 2ème édition a été : le crowdsourcing ou la création collaborative (citoyenne) de l’information en situation de crise… Il s’agissait de mon 1er BarCamp à Madagascar et je n’ai pas été déçu.
Ca fait toujours plaisir de retrouver la blogosphère malgache (et la twittosphère !) réunie autour des autres invités (des journalistes, un ancien ministre, etc.) pour parler de blogging, de réseau, de journalisme citoyen, des nouveaux médias… La crise malgache est passée par là et l’occasion est enfin venue d’en parler avec tous les acteurs qui ont fait vivre la crise 2009 à Madagascar via les blogs et les autres plates-formes du web.
J’ai particulièrement apprécié le témoignage des bloggers gasy (Avylavitra, Jentilisa, les bloggers de Foko Blog Club : Stéphane aka Pakysse, Andry aka The Cyber Observer de Tana, Patrick de Toamasina, Jaona de Fianarantsoa, Gaétan d’Antsirabe…) qui ont assuré (à leurs risques et périls) la couverture de la crise politique à Madagascar. Chacun a fait part des difficultés et obstacles auxquels les journalistes citoyens sont confrontés : les menaces de mort, les prises de photo dans des conditions plus que périlleuses, les mésaventures avec les militaires, etc. Bref, bloguer en temps de crise, ça n’est pas une mince affaire, et les bloggers malgaches en savent quelque chose. Malgré tout, je salue ici le courage de ces « héros de l’information »…
J’ai découvert la plupart d’entre eux alors que moi-même je rapportais les faits essentiellement sur Twitter (HeryZo aka saveoursmile, un twitterer de la 1ère heure durant la crise, aura été un des plus actifs sur Twitter avec le fameux hashtag #madagascar) ou sur mon blog.
Cette 2ème édition de BarCamp Madagascar a été bien sûr l’occasion de présenter les outils du crowdsourcing. Harinjaka s’est proposé d’exposer la plate-forme Ushahidi ; Chris et Afick ont présenté le projet de radio communautaire dans le Nord de l’Ile avec l’appui de radioactive et BBC… Thierry Andriamirado @tandriamirado s’est quant à lui chargé de donner une présentation sommaire du web2 et des réseaux sociaux, notamment Facebook, Twitter et Friendfeed, et leurs rôles en tant que médias citoyens.
Un des meilleurs moments de ce BarCamp aura été l’intervention de Claire Ulrich (de Global Voices en Français). Elle a mis en exergue le rôle des blogs et des médias citoyens dans la couverture d’une crise, les risques auxquels peuvent être confrontés les bloggers (notamment la censure sur internet). J’aurai surtout retenu deux points essentiels de son intervention : le blogger se doit avant tout de connaître les textes dans son pays afin de ne pas enfreindre la législation et de se retrouver confronté nez-à-nez à certains problèmes (le journaliste citoyen est beaucoup plus exposé aux risques que quiconque, il ne doit pas prendre de risques inutiles) ; mais Claire a surtout mis l’accent sur la collaboration qui doit exister entre bloggers d’une part et les journalistes issus des médias traditionnels d’autre part, leur complémentarité n’étant plus à démontrer. Un message fort comme qui dirait, et qui va aussi à l’attention de tous ceux et celles qui aspirent un jour à bloguer… même en situation de crise.
En tout cas, un grand merci à Lova Rakotomalala pour cette deuxième édition de BarCamp Madagascar, un BarCamp très constructif qui a pu mettre en valeur la place des nouveaux médias dans le tissu médiatique local et leur importance dans la construction de l’information en temps de crise. Chapeau également à toute l’équipe de Foko, toujours aussi active. Le rendez-vous est pris à la 3ème édition.

Photo de groupe (par r1lita)

Photo de groupe (par r1lita)


La publicité 2.0 ou comment faire sa promotion via les médias sociaux

mai 26, 2009

Le web 2.0

Blogs, MySpace, Facebook, YouTube, LinkedIn, Twitter… La communauté des «deux-point- zéro-eurs» (une expression empruntée à un ami blogger ) s’aggrandit…

Depuis l’avènement des réseaux sociaux et autres plate-formes du web collaboratif et participatif (wikis, blogs, etc .), le marketer a trouvé par l’intermédiaire des nouveaux médias (encore de cela quelques années considérés comme une niche du web marketing) un canal de communication bien plus qu’efficace. Quoique, dans le monde de la promotion via le web 2.0, il vaille de dissocier les bannières publicitaires traditionnelles visibles dans les blogs et la publicité au travers des médias sociaux.

Le buzz via les réseaux sociaux et les blogs

Facebook , à lui tout seul représente plus de 200 millions d’utilisateurs (actifs ?). Certes, celui qui est sur Facebook n’a forcément pas besoin d’être bombardé intempestivement par des messages publicitaires, les sociétés publicitaires ont trouvé des moyens beaucoup plus subtils pour mettre l’internaute en contact avec le message sous la forme d’applications en tout genre (ah, ces fameuses applications !).

Donc, à chaque réseau, sa cible… et, par conséquent, son message. Quels merveilleux outils sont ces réseaux sociaux ! Le web 2.0 a inventé une nouvelle pratique de la publicité. Je dirais qu’un des points forts, sinon le point fort du web social, c’est la personnalisation du message. Pour un annonceur, les  principaux avantages sont :

- un ciblage très précis des annonces. En effet, les utilisateurs des réseaux sociaux saisissent toutes les informations les concernant et permettent d’afficher vos annonces uniquement à votre cible de clients. Ainsi, tout le monde peut s’improviser annonceur sur Facebook (encore Facebook, je sais, un vrai phénomène de société !), juste en quelques clics, en définissant précisément  la cible, et promouvoir sa marque, son produit, un événement … (via une fan page, un groupe, etc.) : on se rend alors compte que certains de nos contacts peuvent être catégorisés de véritables « spammers » lorsqu’on jette un coup d’œil à tous ces messages qui inondent notre boîte de réception sur Facebook!

- le buzz et le marketing viral : toucher fortement et rapidement un très large public. Les consommateurs sont très réceptifs à une information lorsqu’elle est relayée par une personne de leur entourage et la rediffusent rapidement à leurs proches grâce aux réseaux sociaux. Les réseaux sociaux représentent, aujourd’hui, le meilleur média pour relayer un buzz.

En restant toujours dans le domaine du buzz sur internet, il faut avouer que la plate-forme de microblogging  Twitter demeure le réseau social par excellence pour lancer et diffuser une campagne de buzz marketing . Largement plébiscité pour la veille la veille informationnelle et stratégique, on peut y choisir sa cible (ses followers), une communauté d’utilisateurs (geeks ?) professionnels et/ou leaders d’opinion, pour véhiculer son message et le leur faire relayer par la suite (via les retweets). Sans oublier que le premier outil de buzz sur internet ont été les blogs, ils n’en demeurent moins aujourd’hui.

Alors quelle publicité ?

Au-delà des réseaux sociaux (le populaire Facebook, les « professionnels» LinkedIn et Viadeo …), les réseaux communautaires interactifs (le très coté MySpace , le site de partage de vidéos YouTube affilié au géant Google, le français Dailymotion , le site de partage de photos Flickr affilié à Yahoo!, …), les outils participatifs ou wikis, les outils du social bookmarking (Delicious , Digg …), le blogging…, on a tendance a oublier que les widgets et autres applications représentent un élément non négligeable du web 2.0. Ils représentent près de 6% des investissements publicitaires dans les médias sociaux aux Etats-Unis, contre seulement 3% l’année passée (source : e-Marketer ).

Pour l’instant, ce sont les Américains qui sont les moteurs de cette croissance publicitaire via les réseaux sociaux. Toujours est-il, d’après une récente étude menée en 2008 par le cabinet Forrester Research sur la publicité via les médias sociaux, que la majorité des experts affirment que la  publicité par l’intermédiaire du web 2.0 se situe actuellement sur une courbe ascendante (source : e-Marketer ). De quoi rassurer les plus sceptiques…

Comme dans le monde réel, les modes sur le web changent et évoluent perpétuellement ; les technologies, comme les plate-formes, également, exigeant de l’entreprise publicitaire qui a décidé d’explorer ce filon une forte réactivité (et proactivité !) afin de comprendre comment en tirer profit. Une pression constante pèse sur les agences médias traditionnelles (offline ou online) qui doivent suivre et réagir à ces tendances. En effet, non seulement l’espace sur lequel elles travaillaient jusqu’à présent s’est métamorphosé au point d’être méconnaissable, mais leur audience s’est considérablement élargie et diversifiée sur le plan démographique. L’entreprise publicitaire la plus performante saura saisir les opportunités du web 2.0  tout en conjuguant avec les risques éventuels, en usant de la stratégie la plus adaptée.

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Chronique d’un twitterer-blogger à Madagascar en situation de crise

mars 31, 2009

J’ai pu lire de nombreux posts déjà sur le rôle des médias sociaux dans l’information sur la crise politique à Madagascar. Faisant suite à mon billet précédent, je voudrais mettre l’accent ici sur la tâche, ô combien difficile, du journaliste citoyen à Madagascar… Mobile et appareil photo en main, personnellement, je ne rate pas de témoigner des troubles qui secouent Antananarivo depuis environ trois mois sur Twitter. Sur le terrain, il faut constamment veiller à sa sécurité, se mettant à l’abri des balles, évitant les coups de grenades et les émeutes (la foule qui te rentre dedans), mais aussi des profiteurs qui n’hésitent pas à profiter d’un moment de confusion pour te vider les poches… Aussi faut-il éviter de photographier certaines personnes au risque d’essuyer une virulente protestation de leur part… Ma foi, à la différence du journaliste classique (notons que pour eux, tout n’a pas été un long fleuve tranquille non plus !) qui bénéficie d’un encadrement particulier près des forces de l’ordre, le journaliste citoyen doit redoubler de vigilance. Je propose ainsi un extrait (la liste n’est pas exhaustive, vous pourrez m’aider à la rallonger) de ce qui pourrait être le manuel du journaliste citoyen à Madagascar (valable essentiellement à Antananarivo) :

1 - il ne faut éviter jamais y aller tout seul, ou du moins, il faut avertir des proches ou d’autres bloggers de l’endroit où on est : toujours avoir un contact direct à appeler en cas de pépin… (Merci à Lova pour les consignes ;) ) ;

2 - il faut faire extrêmement attention quand il faut prendre des photos ou filmer : éviter de se faire surprendre en filmant ou en prenant les militaires (terme générique pour désigner les forces de l’ordre, en général) en photos (j’en avais fait moi moi-même les frais !), éviter également de shooter une certaine catégorie d’individus très susceptibles aux appareils photos et aux caméras ;

3 - il faut éviter de trop se fondre dans la foule (j’ai fait l’expérience de me fondre dans un des deux camps protagonistes au moment des affrontements, mais je me suis rendu compte que j’avais fait forcément le mauvais choix quand j’ai vu les militaires charger dans notre direction) ;

4 - mais il faut également éviter de se mettre entre deux feux au risque de recevoir des projectiles (ce n’est pas la meilleure solution, croyez moi) ;

5 - il faut choisir un bon poste d’observation (fixe), à l’abri des agitations - néanmoins, il faut toujours chercher une issue de secours au cas où la situation dégénère ;

6 - si le journaliste citoyen est mobile, il est préférable qu’il se mette légèrement à l’écart des affrontements (entre civils ou avec les militaires) ;

7 - il faut faire attention à ne pas se faire agresser par les voleurs à la tire et autres individus malintentionnés ;

8 - et surtout avoir de bonnes jambes pour s’éclipser quand la situation ne s’y prête plus…

Rendant hommage à toute la communauté de twitterers-bloggers de Madagascar, bravo, vous faîtes tous du bon travail, mais faîtes bien attention à vous. On ne vit qu’une fois…

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Communiquer en situation de crise – échos de la communauté numérique malgache

janvier 28, 2009

Personnes manifestant contre les émeutes et pillages à Madagascar

Alors qu’on est en ce moment en train de traverser une grave période de crise sociopolitique à Madagascar, je voudrais décrire la place occupée par les outils médias collaboratifs et participatifs dans l’exploitation des diverses informations concernant les troubles au pays.

Force est de constater que le web 2.0 est au cœur de l’actualité malgache. Personnellement, j’ai commencé à couvrir les évènements se déroulant à Madagascar sur Twitter alors que l’atmosphère politique locale commençait à être tendue. Les chiffres parlent d’elles-mêmes : en l’espace de 48 heures, depuis le début des émeutes à Antananarivo, près de 40 nouveaux suiveurs sur Twitter. Une communauté de Tweeterers se forme et la twittosphère malgache se mobilise pour assurer un maximum de couverture de l’évolution de l’agitation sur place. La forte affluence sur Twitter, avec des profils de suiveurs des plus variés (medias internationaux, diaspora malgache, ou simple citoyen du monde), témoignent le vif intérêt de la situation prévalant dans la grande île, étant donné que Madagascar a fait la une de l’actualité mondiale depuis ces dernières 78 heures.

La blogosphère malgache se mobilise également. Je félicite ainsi le travail des bloggeurs malgaches qui essaient de relayer les informations au pays. Une multitude de blogs gasy analysent parfaitement les agitations politiques à Madagascar, avec un rendu qui ferait pâlir certains professionnels de la presse internationale…

Grâce à l’avènement du web 2.0, on peut alors rester connecter avec les évènements en direct de Madagascar (une chose qui n’aurait pas encore été possible pour la couverture de la crise politique de 2002 à Madagascar). Les photos et vidéos prises en amateur (FlickR, YouTube…) abondent tellement que moi-même j’aurai tendance à m’y perdre…

Soulignons aussi le rôle prépondérant des réseaux sociaux, en particulier Facebook qui connait une croissance exponentielle au niveau de la communauté malgache au pays et dans sa diaspora (sujet d’un de mon dernier post), sans quoi les échanges d’informations sur la situation au pays seraient une tâche ardument difficile et la mobilisation de l’opinion quasiment inexistante (je fais allusion à tous ces groupes de convictions politiques ou apolitiques appelant à la mobilisation et la responsabilité de tout un chacun dans la résolution de la crise actuelle).

En un mot, les internautes malgaches commencent à prendre conscience de l’importance de ce média dans la transmission d’information, de son rôle afin d’alerter l’opinion publique et aider les décideurs dans leur prise de décision (il y a une certaine redondance je sais).

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SOCIAL NETWORKING

janvier 11, 2009

you've got a facebookC’est fou la manière dont les gens se sont appropriés les réseaux sociaux. Le phénomène Facebook en est l’exemple le plus récurrent. Fort de ses quelques 150 millions d’utilisateurs de par le monde et jouissant d’une forte popularité (surtout chez un public majoritairement jeune…), le virus Facebook  a, depuis un bon bout de temps déjà, traversé l’océan pour contaminé les internautes malgaches… Et même ceux qui étaient peu actifs on line ou les plus réticents à l’usage de la Toile ont finalement été convaincu de cet outil merveilleux qui leur permettait en même temps de retrouver de vieilles connaissances, de partager photos et vidéos, et surtout d’interagir avec eux… La question n’est plus « Qui est sur Facebook ici ? », mais « Qui n’est pas encore sur Facebook ? » !

Attention le virus est fortement contagieux. Et les Malgaches font partie de ces peuples qui ont une incroyable capacité d’appropriation de tout ce qui est nouvelle technologie, sans pour autant avoir le profil d’un geek. J’ai constaté moi-même la vitesse de propagation de Facebookmania: d’abord, c’est une personne qui est contaminée, puis elle transmet la « pathologie » à d’autres individus de son entourage (au moyen de ces invitations à tout va… ou tout simplement par le bouche-à-oreille) ; ces derniers auront découvert le plus de cet outil et vont servir de vecteurs de transmission de la maladie à d’autres. Et le réseau s’agrandit.

Les symptômes sont les mêmes : on passe une bonne partie de son temps au boulot en se connectant sur Facebook (excellente distraction en somme !!) ; à chaque occasion de se connecter, on se connecte (chez soi, au bureau, dans un cybercafé, sur son mobile, …) ; on trouve du plaisir à savoir ce que font les autres (du voyeurisme ?), à se perdre dans les dédales d’invitations (évènements, ajout d’un ami, etc.) ; bref, on apprécie le fait de tuer son temps en effectuant des tonnes de tests, en faisant le tour des groupes (aussi loufoques soient-ils parfois) ou en essayant une nouvelle application ludique.

Facebook, en tant qu’instrument participatif issu de la génération 2.0, peut être défini comme étant un excellent moyen de communication, voire de mobilisation, simple et rapide à utiliser. Un groupe de FBéens malgaches en ont fait récemment usage pour sensibiliser l’opinion publique et dénoncer une situation jugée déplorable, ou pour soutenir une cause…

Comment tirer profit du réseau ? Comme dans tout type de réseau (j’ai parlé jusqu’ici de Facebook mais cela est également valable pour de nombreux autres réseaux sociaux, mais également pour les réseaux « traditionnels »), le plus important est d’en tirer le maximum d’avantages (surtout sur le plan relationnel), tant dans le domaine personnel que professionnel… Le fait d’être googelisé est une magnifique chose car il permet de sortir de l’anonymat et de se mettre en valeur. Le personal branding ou le marketing personnel sur internet est une merveilleuse valeur ajoutée du social networking. Mais tout ça, c’est toute une autre histoire…

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HAPPY NEW YEAR!!!

janvier 4, 2009

2009 Premier post pour 2009, rien de tel qu’une pincée de bon sens pour aborder la nouvelle année du bon pied…

Conseils en coaching et nouvelle année…

Bonne et belle année 2009 :

PAIX, LUMIERE, JOIE,  SANTE,  AMOUR

Voici quelques Conseils pour 2009

Aidez vos amis dans le besoin

Croyez en vous

Soyez courageux… mais vous avez le droit d’avoir peur parfois

Ne soyez pas trop soucieux de votre poids, ce ne sont que des chiffres après tout

Rencontrez des gens nouveaux, même s’ils sont différents de vous

Restez calme… même quand tout semble désespéré

Faites des siestes

Faites le fou chaque fois que possible

Ne gaspillez pas la nourriture

Essayez de vous amuser un peu tous les jours, c’est important

Travaillez en équipe

Partagez des blagues avec des amis

Tombez amoureux de quelqu’un…

Exprimez librement votre créativité

Soyez conscient de votre apparence

Aimez quelqu’un de tout votre cœur

Partagez avec vos amis

Attention où vous mettez les pieds

Les choses vont s’arranger

Il y a toujours quelqu’un qui vous aime plus que vous ne croyez

Soyez à la hauteur de votre nom

Appuyez-vous sur vos amis, ils sont peu nombreux..

A la fin de chaque jour, priez…ou prenez un moment de silence

…. fermez les yeux et lâchez tous vos soucis

et souriez au moins une fois par jour !

BONNE ANNEE

2009

Merci à Damien Ponçon: http://agir-efficace.com

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Echos de la blogosphère gasy…

décembre 28, 2008

Les blogs axés sur Madagascar (le pays, pas le film d’animation!!!) sont plus en plus nombreux sur la Toile… Les Malgaches ont récemment découvert cet outil qu’est internet pour intervenir en faveur de leur pays et interpeller la communauté en ligne sur certains sujets jugés plus ou moins pertinents… Doit-on y voir là un bel exemple de la liberté d’expression? Loin de vouloir polémiquer, toujours est-il que le dernier classement établi par Reporters Sans Frontières (RSF) en matière de liberté de la presse n’est pas très élogieux pour Madagascar. En effet, la grande île est passée de la 61ème en 2007 à la 94ème place sur 173 pays en 2008 dans le classement… (le site de RSF)

Bref, personnellement, je ne peux que me réjouir de la multiplication des blogs sur mon pays. 2008 aura été une des années les plus prolifiques en la matière, et parallèlement, l’année du web 2.0 à Madagascar: le nombre croissant de Magaches inscrits sur Facebook en est une illustration (je compte bien en parler dans un autre post du bilan 2008 du social networking de la communauté malgache en ligne…).

Pour finir, je lancerai un petit clin d’oeil à toute la blogoshère gasy à travers le blog de la communauté des bloggeurs gasy: Malag@sy Mirayblogosphere.

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Ca bouge du côté des opérateurs en téléphonie mobile à Madagascar

décembre 23, 2008

Du côté des nouvelles technologies de l’information et de la communication (TIC), Madagascar n’est pas en reste… Pour les opérateurs en téléphonie mobile (et également FAI), le secteur n’a jamais été aussi dynamique, la concurrence aussi rude…

Juste pour planter le décor, trois opérateurs en téléphonie mobile sont actuellement implantés dans la Grande île. Trois opérateurs, qui ont également opté pour le choix stratégique (évolution technologique oblige!!) de proposer des offres internet à travers le réseau GPRS / EDGE et bientôt le 3G…

La promesse d’un haut débit…

La société Telma peut se réjouir de sa notoriété sur le plan national… L’ancienne société d’Etat est la seule à opérer dans la téléphonie fixe et mobile à la fois. Elle se targue de proposer les offres les moins chères du marché, surtout destinées à une grande majorité de la population en mode prépayé… D’un point de vue strictement personnel, je pense que cet opérateur offre les coûts de connexion les plus abordables sur la marché actuellement en prépayé pour les aficionados des séances de navigation sur son mobile… Première à proposer la solution BlackBerry à Madagascar, dans un souci constant d’innovation, elle vient d’achever la mise en place effective des grands axes du réseau de fibre optique national (ce fameux backbone national dont on parle tout le temps dans les médias, mais dont le commun des Malgaches ignore la signification, les spécificités – certes trop techniques par moments – et l’importance pour l’amélioration du secteur des services), dans l’attente de l’interconnexion avec le réseau EASSY via l’Afrique du Sud…

Orange Madagascar, quant à elle, peut compter sur les atouts qu’elle a engrangés sur l’échiquier du paysage des opérateurs en TIC à Madagascar… Elle se vante d’accaparer à elle seule aujourd’hui près de 50% de part de marché dans le secteur. Orange fait en effet partie des premiers opérateurs en téléphonie mobile à Madagascar. La course à la haute technologie mobile doit se faire avec elle… Elle commerciale le dernier joujou signé Apple, l’iPhone 3G; avec une campagne médiatique tonitruante (faisant référence à celle de son concurrent direct et son fameux backbone), Orange promet désormais son propre haut débit, disponible d’ici le milieu de l’année 2009,  et ce grâce au câble LION… (avec toutes ces interconnexions, Madagascar n’aura plus rien d’une île… et finalement quand on y pense, il y a quelque chose de positif dans tout ça!)

Enfin, Zain Madagascar (l’ancienne Celtel) veut également sa part de gâteau. Cet opérateur a choisi sur de chasser sur un terrain actuellement inoccupé par les deux autres: la prospection de la clientèle jeune par des offres adaptées (sms et appels illimités…), en attendant l’offre internet pour tous (postpaid & prepaid)…

Y a t-il une place pour un quatrième larron? Il y a de cela quelques mois voire quelques années encore, la réponse à cette question n’était pas évidente. Aujourd’hui, on peut désormais y réponder par l’affirmative. Oui! (j’ai appris récemment l’implantation d’une société dénommée Madamobil SA, qui va commercialiser ses produits sous le nom commercial de Life). Combien de Malgaches possèdent un mobile à l’échelle de la population totale du pays? Moins de 5% en tout cas. Il existe donc bel et bien une place pour qui veut s’incruster dans ce marché juteux de la téléphonie mobile… En témoigne le constat des analystes du secteur qui voient en Madagascar un des marchés les plus dynamiques en matière de téléphonie.

Et quand j’y pense qu’il y a encore de cela quelques années, voir un “mpivarotra anana” (marchand de légumes) posséder un mobile c’était encore partiquement inconcevable.

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